Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
20 août 2007 1 20 /08 /août /2007 06:23

 







En ce temps-là nos fleurs
Vendaient leur viande aux chiens
Et nous habitions tous de sordides tripots
Avec des aiguillages pour nos petits matins
Quand le beau macadam nous traitait de salauds
Nous traitait de salauds
Nous vivions nos vertiges dans des vibrations folles
Et gerbions nos enzymes en nous gueulant moteur
Mais entre deux voyages, entre deux verres d'alcool
Nous n'avions pas le temps de décompter nos heures
De décompter nos heures
Nous étions les danseurs d'un monde à l'agonie
En même temps que fantômes
Conscients d'être mort-nés
Nous étions fossoyeurs d'un monde à l'agonie

En ce temps-là le rien s'appelait quotidien
Et nous allions pointer dans les jobs interdits
Dans les musiques blêmes, dans les sombres parfums
Dans les dédales obscurs où plane la folie
Où plane la folie
Et nous avions des gueules à briser les miroirs
A ne montrer nos yeux que dans le contre-jour
Mais entre deux délires, entre deux idées noires
Nous étions les plus beaux, nous vivions à rebours
Nous vivions à rebours
Nous étions les danseurs d'un monde à l'agonie
En même temps que fantômes
Conscients d'être mort-nés
Nous étions fossoyeurs d'un monde à l'agonie

En ce temps-là les gens s'appelaient citoyens
Nous, nous étions mutants, nous étions androgynes
Aujourd'hui la tempête a lynché mes copains
Et je suis le dernier à rater mon suicide
A rater mon suicide
Mais je veux vivre encore plus ivre de cramé
Je veux ronger le mal jusque dans ses recoins
J'ai traîné mes vingt siècles d'inutilité
Je n'ai plus rien à perdre, mais j'en veux pour ma fin
J'en veux pour ma faim

19 août 2007 7 19 /08 /août /2007 07:11

 

 

Imagine there's no heaven
It's easy if you try
No hell below us
Above us only sky
Imagine all the people
Living for today...

Imagine there's no countries
It isn't hard to do
Nothing to kill or die for
And no religon too
Imagine all the people
Living life in peace...

Imagine no possesions
I wonder if you can
No need for greed or hunger
In a brotherhood of man
Imagine all the people
Sharing all the world...

You may say I'm a dreamer
But I'm not the only one
I hope some day you'll join us
And the world will be as one


John Lennon

16 août 2007 4 16 /08 /août /2007 10:51

 

 

As soon as you’re born they make you feel small
By giving you no time instead of it all
Till the pain is so big you feel nothing at all
A working class hero is something to be
A working class hero is something to be
They hurt you at home and they hit you at school
They hate you if you’re clever and they despise a fool
Till you’re so fucking crazy you can’t follow their rules
A working class hero is something to be
A working class hero is something to be

When they’ve tortured and scared you for twenty odd years
Then they expect you to pick a career
When you can’t really function you’re so full of fear
A working class hero is something to be
A working class hero is something to be

Keep you doped with religion and sex and tv
And you think you’re so clever and classless and free
But you’re still fucking peasants as far as I can see
A working class hero is something to be
A working class hero is something to be

There’s room at the top they are telling you still
But first you must learn how to smile as you kill
If you want to be like the folks on the hill
A working class hero is something to be
A working class hero is something to be

If you want to be a hero well just follow me
If you want to be a hero well just follow me

John Lennon

14 août 2007 2 14 /08 /août /2007 10:00

 

9 août 2007 4 09 /08 /août /2007 10:00

 

 

 

5 août 2007 7 05 /08 /août /2007 09:21

 Les Poètes

 


  1. Ce sont de drôles de types qui vivent de leur plume
    Ou qui ne vivent pas c'est selon la saison
    Ce sont de drôles de types qui traversent la brume
    Avec des pas d'oiseaux sous l'aile des chansons

    Leur âme est en carafe sous les ponts de la Seine
    Les sous dans les bouquins qu'ils n'ont jamais vendus
    Leur femme est quelque part au bout d'une rengaine
    Qui nous parle d'amour et de fruit défendu

    Ils mettent des couleurs sur le gris des pavés
    Quand ils marchent dessus ils se croient sur la mer
    Ils mettent des rubans autour de l'alphabet
    Et sortent dans la rue leurs mots pour prendre l'air

    Ils ont des chiens parfois compagnons de misère
    Et qui lèchent leurs mains de plume et d'amitié
    Avec dans le museau la fidèle lumière
    Qui les conduit vers les pays d'absurdité

    Ce sont des drôles de types qui regardent les fleurs
    Et qui voient dans leurs plis des sourires de femme
    Ce sont de drôles de types qui chantent le malheur
    Sur les pianos du cœur et les violons de l'âme

    Leurs bras tout déplumés se souviennent des ailes
    Que la littérature accrochera plus tard
    A leur spectre gelé au-dessus des poubelles
    Où remourront leurs vers comme un effet de l'Art

    Ils marchent dans l'azur la tête dans les villes
    Et savent s'arrêter pour bénir les chevaux
    Ils marchent dans l'horreur la tête dans des îles
    Où n'abordent jamais les âmes des bourreaux

    Ils ont des paradis que l'on dit d'artifice
    Et l'on met en prison leurs quatrains de dix sous
    Comme si l'on mettait aux fers un édifice
    Sous prétexte que les bourgeois sont dans l'égout

    Léo Ferré

24 juillet 2007 2 24 /07 /juillet /2007 12:33

Cote-d-albatre-s-butterfly1.JPG


Un battement d'ailes de papillon sur la côte d'albâtre 
peut-il déclencher une tornade au Texas ? 
-NDLR Adagio-

(adaptation de la métaphore de Edward Lorenz.)



18 juillet 2007 3 18 /07 /juillet /2007 12:16




 Passiflore--je-suis-nee-ce-matin.jpg

4 juillet 2007 3 04 /07 /juillet /2007 19:09

  TOYEN

 Toyen-1930.jpg

 

Marie Cerminova connue sous le nom de Toyen, pseudonyme choisi en hommage à la France par référence au mot citoyen


Pour beaucoup de connaisseurs d'art, Toyen est l'artiste la plus libre, la plus singulière du XXe siècle. 
Presque tout était étrange et mystérieux sur elle: son pseudonyme Toyen, sans genre, qui devait libérer cette femme à de multiples facettes de toute convention sociale, sa stylisation masculine, sa vie privée, ses tableaux. 
Toute la vie de Toyen est marquée par sa rencontre, en 1922, avec le peintre surréaliste Jindrich Styrsky. 
Tous deux adhèrent au groupe d'avant-garde artistique tchèque, Devetsil. 

En 1925, ils partent pour Paris où ils séjourneront 3 ans et exposeront à la Galerie d'art moderne, boulevard Raspail et à la Galerie Vanvin. Après les débuts marqués par l'influence du cubisme, Toyen crée son propre style, baptisé à Paris l'artificialisme, qui offre une alternative libre, sensuelle, lyrique et onirique au surréalisme et à l'abstraction.


Après le retour à Prague, en 1928, Toyen adhère sans conditions au surréalisme, devient membre fondateur du Groupe surréaliste tchèque et occupe une position discrète mais importante dans ce mouvement. En 1945, Toyen organise au Salon Topic à Prague une exposition de son oeuvre qui restera pour longtemps la dernière en Tchécoslovaquie. 
En 1947, l'artiste fuit devant le danger du communisme à venir (version stalinienne) et s'établit à Paris. Elle devient une amie très proche d'André Breton, auquel elle restera fidèle jusqu'à sa mort, en 1966. Elle demeurera dorénavant dans son appartement abandonné, rue Fontaine. Entre 1947 et 1962, six expositions indépendantes de Toyen sont organisées à Paris où l'artiste est disparue, en 1980.
 


(voir dans "nos images" dossier Toyen)
 

  

  • : adagio
  • adagio
  • : Ce lieu est un reflet-miroir de moments éphémères de sensibilité musicale et poétique, existentielle, anticapitaliste, colorée
  • Contact